Questions limitatives en spécialité, sessions 2014 et 2015
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Les questions limitatives sont publiées pour une année scolaire. Elles complètent les programmes de l’enseignement de spécialité en classe de terminale.

Arts, ville, politique et société :

Berlin : destructions, recréations, représentations et vie artistique depuis 1945.

La situation particulière qu’a, depuis toujours, Berlin en Europe en a fait une ville en constante transformation, tout au long de son histoire mais particulièrement depuis 1945. Les programmes de reconstruction d’une ville scindée en deux, les nouvelles formes de vie artistique dans ce qui avait été naguère l’une des capitales culturelles de l’Europe, l’essor architectural qui en a fait, après le schéma directeur de 1994, une vitrine de l’architecture mondialisée, poussent à s’interroger sur le lien et les tensions entre histoire politique, urbanisme et société. Il ne s’agit pas seulement de retracer une histoire du bâti mais d’explorer la scène théâtrale, chorégraphique, musicale et plasticienne avant et après la réunification, d’interroger la mémoire et l’effacement des traces, de poser le lien éventuel de l’architecture et de l’urbanisme avec un nouveau vivre-ensemble. Des documents de toutes natures peuvent être étudiés à l’appui de ces questions ; un éclairage particulier peut être cherché dans la création artistique berlinoise et est-allemande, mais aussi dans les nombreuses représentations littéraires, cinématographiques et photographiques de la ville et de la vie berlinoises.

Un artiste en son temps :

Michelangelo Buonarroti (1475-1564) dit Michel-Ange.

Sculpteur, peintre, architecte, poète et humaniste.

Questions et enjeux esthétiques :

L’Ailleurs dans l’art.

Présente dans la création plastique aussi bien qu’en littérature, dans les arts du spectacle, en cinéma ou en musique, la question de l’ailleurs permet par excellence de se livrer à une véritable histoire confluente des arts. Cet ailleurs peut être, d’évidence, un exotisme, que celui-ci soit un orientalisme, un miroir de l’histoire ou un ressourcement primitiviste. L’ailleurs peut se dissimuler sous la recherche nostalgique d’une époque révolue, traversant des âges antérieurs et, dès Winckelmann, les reconstruisant idéalement. Ce peut être nostalgie d’une spontanéité que les canons esthétiques enseignés ont fait perdre, et l’artiste se tourne alors vers l’art brut : les œuvres des enfants, l’art asilaire. Enfin, questionner l’acculturation des arts exotiques incite à l’étude économique de la production et des voies commerciales, autant que les premières conditions d’expositions. Des préoccupations récentes montrent l’actualité de cette question : une incompréhension relative, que reflètent les débats sur la muséographie ; l’intégration par l’Occident de thèmes et de motifs qui lui sont évidemment étrangers, par exemple dans des architectures spécifiques. Se profile, finalement, l’éventualité que cet ailleurs disparaisse : soit que les pays émergents imposent leur propre culture, soit plus probablement que triomphent, dans une économie artistique mondialisée, un métissage et une hybridation qui restent à interroger.



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